Festival National des Arts et de la Culture

Discours du Ministre des Arts et de la Culture Narcisse MOUELLE KOMBI lors de la cérémonie d’ouverture du FENAC 2016.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement;

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

Monsieur le Gouverneur de la région du Centre ;

Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé ;

Honorables membres du Parlement ;

Distingués membres du corps judiciaire ;

Mesdames et Messieurs les  Membres du Corps Diplomatique et représentants des Organisations internationales ;

Mesdames et Messieurs les artistes et hommes de culture;

Distingués Invités en vos fonctions, titres et  grades respectifs ;

Mesdames, Messieurs,

 

J’ai le devoir de vous exprimer l’immense plaisir qui est mien de vous accueillir en ce lieu emblématique et symbolique, la Première Présidence de la République, transformée depuis 1988 en Musée National. La tenue de la 8ème édition du Festival National des Arts et de la Culture sur cette esplanade est une séquence historique importante pour le Ministère des Arts et de la Culture.

 

Je voudrais ici, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, exprimer la profonde gratitude de la grande communauté artistique et culturelle du Cameroun, à l’endroit du Président de la République, qui a bien voulu parrainer cette manifestation. Cette dynamique et prestigieuse communauté apprécie et se réjouit infiniment de cette Très Haute marque de sollicitude et d’attention bienveillante.

 

Monsieur le Premier Ministre, votre illustre présence témoigne de l’intérêt constant que le gouvernement porte à l’expansion des industries culturelles et à la valorisation des arts dans notre pays.

 

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Institué par un décret présidentiel du 8 avril 1991, le FENAC est dédié à la promotion, à la diffusion et au développement de la culture nationale. Conçu en tant que manifestation biennale, le festival en est à sa 8ème édition ; après Douala en 1994, Ngaoundéré en 1996, Ebolowa en 1998, Buéa et Limbé en 2000, Bafoussam en 2002 et Maroua en 2008. Huit ans plus tard, aujourd’hui, Yaoundé accueille l’évènement, avec pour thème « Culture et Emergence ».

Cette thématique structurante se veut en cohérence avec la dynamique impulsée par le Chef de l’Etat dans tous les secteurs d’activités, en vue de la poursuite et de l’atteinte de l’objectif d’Emergence à l’horizon 2035. Elle souligne la pertinence de l’idée selon laquelle le développement doit asseoir la solidité de ses fondations sur des valeurs culturelles positives. En s’inspirant de ces valeurs, nous pouvons mieux nous arrimer au progrès et servir davantage la prospérité dans notre pays.

Au demeurant, les ressources culturelles, riches et diversifiées, l’immense gisement de trésors artistiques de notre pays, bien explorés et bien valorisés peuvent contribuer significativement à la croissance, à la lutte contre la pauvreté et à la création d’emplois. D’où cette attention particulière accordée par le Ministère des Arts et de la Culture, tant au développement des industries culturelles qu’à l’inventaire général du patrimoine national, matériel et immatériel.

Le présent FENAC devra être une formidable opportunité pour la démonstration de la beauté, de la vitalité et de la pérennité de ce que le Président Biya appelle la rosace culturelle camerounaise. Lui qui magnifie ce spiritualisme culturel, devant nous permettre d’une part d’affronter nos propres réalités pour en extraire du neuf, d’autre part d’engager des combats qui nous permettent de vivre nos rêves. Lui qui exhorte au passage d’une culture inconsciemment vécue à une culture librement pensée.

 

Le Président Biya qui, assignant le rôle de ciment de l’unité et de l’intégration nationale  à la culture, appelle à lier la gerbe de nos originalités ethniques pour construire une identité culturelle nationale forte. Lui qui, exalte « cette connivence culturelle où chaque ethnie apporte ce qu’elle détient d’excellent pour l’édification d’une culture nationale ».

 

Aussi bien, nos quatre grandes aires culturelles Fang-Beti, Grassfields, Sawa, Soudano-sahélienne, nos dix régions, nos cinquante huit départements sont ici présents. Présents pour ce grand bouquet d’effervescence, ce magnifique banquet de la connivence culturelle nationale. Il en est de même de la très dynamique communauté culturelle de la diaspora, représentée ici par des figures parmi les plus éminentes venues de l’Europe, des Etats-Unis et d’autres pays africains.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

L’immense honneur fait par le Chef de l’Etat au secteur des Arts et de la Culture – ce dont nous le remercions infiniment – s’est traduit également par l’attribution de distinctions honorifiques à quelque 130 artistes, hommes de culture, entrepreneurs culturels et acteurs du secteur de la création qui, par leurs œuvres, ont contribué, contribuent, au rayonnement culturel international de notre pays ; apportant ainsi leur part à l’insertion du Cameroun dans les échanges culturels globaux à l’aube du 3ème millénaire.

 

A dire vrai, cet honneur rejaillit sur l’ensemble de la communauté artistique et culturelle nationale. Il sonne aussi comme une interpellation à plus de patriotisme, plus d’ingéniosité, plus d’engagement dans la lutte contre les fléaux qui minent notre société. Contre l’obscurantisme et pourquoi pas, contre le terrorisme. Les artistes comme les intellectuels, ne sont-ils pas les lumières, les phares, les éclaireurs de la société.

 

L’importance de la culture dans le développement de la résilience des communautés humaines vis-à-vis de l’obscurantisme et des extrémismes violents et intolérants n’est plus à démontrer. La culture de la paix chère à l’UNESCO. La culture pour la paix ; la culture par la paix et la paix par la culture doivent être les moteurs de l’action des hommes, des peuples et des nations dans le vaste champ de la création par les forces de l’esprit  et la puissance de l’imagination.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

A grands traits, la présente édition du FENAC rassemble quelque 1000 artistes festivaliers appelés à exposer leur savoir faire dans différentes branches de la production artistique et de la création culturelle. 500 stands d’exposition. Une centaine de manifestations, attractions, spectacles et activités intellectuelles, scéniques ou patrimoniales programmées. Plusieurs sites évènementiels, notamment le village du festival sur l’esplanade du Musée National où nous nous trouvons, le Monument de la Réunification, le Centre Culturel Camerounais, le Lac Municipal (course de pirogues), la salle de projection cinématographique  Sita Bella, le stade de l’Université de Yaoundé I (fantasia), les Archives Nationales et d’autres points dans la ville, 4 ouvrages publiés. Plus de 10.000 visiteurs sont attendus chaque jour sur ces différents lieux. Ces lieux où s’exprimera une volonté commune de partage et d’héritage, de convivialité et de générosité, de solidarité et de fraternité. Aussi bien, comme l’a instruit le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le FENAC se prolongera avec l’animation pluri-artistique et culturelle de la CAN à Yaoundé et à Limbé.

 

L’ambition du Ministère des Arts et de la Culture est de positionner le FENAC parmi les plus importants évènements dans la programmation des rencontres culturelles en Afrique Subsaharienne.

 

Pays de beautés touristiques, le Cameroun est de surcroît et éminemment un pays de beautés artistiques et culturelles. Mais aussi un pays de liberté. Liberté de penser, liberté de créer, liberté de jouir des œuvres de l’esprit. D’où ce formidable, irrésistible et irréversible vent qui souffle sur le génie de nos créateurs, les porte à être prodigieusement inventifs et prolifiques.

 

 

Excellences, Mesdames et Messieurs, Je m’en voudrais de terminer mon propos sans adresser mes vifs encouragements aux responsables et personnels de mon département ministériel qui se sont investis de manière déterminante dans la préparation et l’organisation du présent FENAC.

 

Ma gratitude va également à l’endroit de la Communauté Urbaine de Yaoundé, des partenaires institutionnels, des opérateurs culturels, des sponsors, des annonceurs et des acteurs de la société civile, qui ont bien voulu nous accompagner dans cette entreprise.

 

J’ai une dette de reconnaissance envers les autorités traditionnelles, patriarches et autres notabilités coutumières de la région du Centre, qui ont bien voulu s’impliquer dans la présente cérémonie à travers un rite patrimonial des plus symboliques.

Pour terminer, je voudrais, Excellences, Mesdames et Messieurs, me tourner vers les distingués artistes pour leur dire :

Hommage à vous, sculpteurs, peintres, écrivains, cinéastes, musiciens, dramaturges, choristes, stylistes et autres créateurs, qui nous honorez pendant une semaine de votre présence éloquente et talentueuse.

Votre talent, votre génie sont faits pour être offerts, accordés sans limite à tous ceux qui recherchent le bonheur, la joie, la plénitude dans la contemplation, la consommation ou l’admiration de vos belles œuvres.

Faire répandre sur la terre des hommes la lumière d’une nouvelle aurore, telle doit être votre œuvre à vous tous talentueux ouvriers des arts et de la culture. En ce monde dont les valeurs sont parfois inversées, les repères bouleversés et certaines options insensées, l’humanité a plus que jamais besoin des messagers lucides et transparents de l’avenir que, souvent, vous êtes. Alors, illuminés par l’allégresse d’être présents en ces lieux, la main dans la main, pour consommer vos belles œuvres, nous voulons, aujourd’hui, écouter les voix de la concorde, de l’unité et de la paix.

 

Pour que Vive le Cameroun et son Illustre Chef, le Président Paul BIYA.

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